Médias et éducation
Pr. Dr. Hafiz Yassin Al-Heiti
Tout débat religieux, ou discussion doctrinale, ou conflit philosophique est une forme d'un processus fondamental appelé communication, parfois désigné par le terme information. Il existe un lien entre le phénomène d'apprentissage et le phénomène d'information, car l'enseignant et le communicateur souhaitent que le récepteur apprenne. Nous communiquons pour amener les récepteurs à répondre à d'anciennes stimuli avec de nouvelles réponses, selon les termes de l'éducation et de l'enseignement basés sur la théorie comportementale (théorie du stimulus et de la réponse).
Nous, les communicateurs, avons des objectifs qui incluent l'enseignement de ceux qui reçoivent nos messages, c'est-à-dire qu'ils répondent de nouvelles manières à d'anciens stimuli. Lorsque tel est notre objectif, nous devons comprendre les principes de l'apprentissage et comprendre le processus qui se produit chez l'individu entre la perception d'un stimulus et le moment où il y répond. Le mécanisme d'apprentissage se compose, selon les théories du comportementalisme (stimulus et réponse), d'un stimulus ressenti par l'individu comme première étape, puis de la perception de ce stimulus par l'individu, de son interprétation et de sa réponse.
Il est connu que le comportement humain dépend de l'habitude, car si nous réfléchissons à tout ce que nous faisons, nous ne ferons rien. Nous agissons par habitude et par acclimatation à des réponses répétées et fixes. Comprendre le processus d'apprentissage nous apprend comment choisir nos messages et comment les présenter.
Voici un résumé des principes de l'apprentissage :
1- Répétition de la présentation du cours avec ou sans récompense.
2- Augmentation de la récompense que l'apprenant reçoit lorsqu'il nous répond.
3- Ne pas retarder la récompense que nous offrons à l'apprenant qui répond à nos messages.
4- Réduire l'effort requis de l'apprenant pour effectuer la réponse demandée.
5- Impliquer l'apprenant dans des activités directes ou des expériences indirectes.
6- Habituer l'apprenant à l'observation, à l'association, à la déduction et à l'inférence.
Les similitudes entre le travail du communicateur et celui de l'enseignant se manifestent comme suit :
- Ils traitent tous deux de problèmes liés à l'attraction des récepteurs.
- Ils utilisent des symboles qui font référence à des expériences communes entre eux et les récepteurs. Il ne suffit pas de s'assurer que le son a été entendu par le récepteur, mais il est important que le récepteur ait compris ce que nous avons dit.
- Ils s'efforcent de rendre leurs sujets pertinents pour les besoins des récepteurs et proposent des moyens ou des méthodes pour satisfaire ces besoins. Nous devons tracer le chemin que les récepteurs doivent suivre pour satisfaire leurs besoins.
Il est dit que la faiblesse qui entache tout processus d'information ou d'enseignement est due à deux raisons :
1- Notre incapacité à définir nos objectifs.
2- Notre mauvaise compréhension du véritable objectif de notre activité.
Si une personne se demande constamment ce qu'elle veut accomplir par son travail et réussit à définir clairement son objectif, il lui sera plus facile de choisir les meilleures méthodes pour atteindre son but. L'enseignant doit se demander chaque nouvelle année scolaire ce qu'il veut accomplir en exerçant ce métier, afin que l'enseignement ne devienne pas une tâche routinière et ennuyeuse qui perd son attrait ou son noble objectif. Si l'enseignant se pose cette question, son objectif deviendra clair et il pourra l'atteindre.
Son objectif pourrait être d'inciter les étudiants à aimer la science, ou de les encourager à rechercher, ou de développer leurs capacités critiques, ce qui facilitera grandement le choix de la méthode qui lui permettra d'atteindre son objectif.
Pour obtenir la réponse souhaitée du récepteur, nous devons le convaincre que la relation entre un stimulus et sa réponse est insuffisante ou incorrecte, et lui faire comprendre que la nouvelle relation entre le stimulus (l'information que nous présentons) et la réponse (le comportement) que nous voulons de l'apprenant conduira à une plus grande certitude et à une acceptation accrue.
Pour garantir la réponse souhaitée, nous devons prendre en compte les aspects psychologiques favorables, c'est-à-dire susciter les besoins et les désirs du récepteur, qui sont des inclinations psychologiques fournissant un soutien continu à l'apprentissage et formant la base sur laquelle l'enseignant et le communicateur peuvent s'appuyer pour atteindre leurs objectifs.



