Réflexions académiques
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Réflexions académiques
Prof. Dr. Ahmed Abdulaziz Al-Rawi
J'ai souvent remarqué notre cher doyen me faire des signes et insister par quelques gestes pour que je réveille l'inattention qui m'affecte, ainsi que certains de mes collègues dans notre honorable université... Cela par crainte de tomber dans ce qu'on appelle "l'illusion de la tranquillité", et par peur du calme qui précède la tempête, et de la tolérance qui est suivie de la prise de Dieu en cas de prolongement...
Sur cette base, permettez-moi, mes chers, de m'adresser à certains et à moi-même par ces signaux que je dirige particulièrement vers les professeurs de l'université ; cela pour me libérer de ma conscience et par souci d'enrichir le parcours scientifique et de vie avec ce que je considère utile, de la part de celui qui est chargé de la profession d'enseignement avant tout autre, avec les réflexions qui peuvent être justes ou erronées... Ce ne sont finalement que des points de vue...
Je dis, avec l'aide de Dieu :
* Il est à la fois drôle et triste d'entendre l'un d'eux s'excuser après son absence à la conférence et à la présence obligatoire pendant tant d'heures par jour en disant : "Je jure que le chemin aujourd'hui ne passe pas" ou "Je n'ai pas de voiture" ou autre.... Et qui t'a dit, mon cher frère, que parmi les conditions pour donner le cours et être présent à la faculté, il faut avoir une voiture ou un avion – par exemple – pour transporter les professeurs ou même les employés... alors que certains d'entre nous reçoivent près de deux millions de dinars au minimum ?!!
Et la question qui se pose est : si le constructeur est absent en raison d'une circonstance imprévue, recevra-t-il un salaire pour ce jour où il n'est pas venu ? Certainement pas.
* Il entre à la faculté à l'heure de la conférence et s'en va dès qu'elle est terminée, et cela s'il ne se retarde pas ou ne la coupe pas et ne s'enfuit pas !!.
* Il est bien connu qu'il est nécessaire pour chaque professeur d'entre nous de superviser un certain nombre d'étudiants pour réaliser des recherches de fin d'études, ce qui fait partie des heures requises qui doivent être réalisées pour obtenir le salaire universitaire doublé conformément à la loi sur le service universitaire... Alors où en est certains dans le suivi de leurs étudiants et leur supervision ? Même dans la mesure du possible et de l'accessible...
* L'augmentation des absences et l'hésitation à accomplir le devoir conduisent finalement à un échec dans l'apprentissage, ce qui oblige certains professeurs à faire réussir tous les étudiants ou la plupart d'entre eux pour échapper à la situation délicate à laquelle le professeur pourrait être confronté de la part des étudiants s'ils échouent, comme s'ils disaient par exemple : "C'est le professeur tel quel, qu'est-ce qu'il nous a donné à part le document qu'il n'a même pas expliqué et dont nous n'avons rien compris ; à cause de l'oubli, de la négligence et du jeu avec le téléphone portable"...
* Une heure ou deux par semaine ne suffisent pas, mon cher, pour un professeur qui a atteint un niveau de connaissance élevé, et il est devenu nécessaire pour lui de dépenser de ce que Dieu lui a donné s'il est porteur d'une cause et porte un message et craint les conséquences de la négligence... Et quand il est chargé d'autres conférences pour compléter son quota ou s'en approcher même dans des facultés différentes qui ont besoin de lui et de son expérience des années, il se met à gronder et à se fâcher et à se justifier par des excuses non convaincantes, ni logiques, ni "légitimes".
* Le pauvre voleur d'argent, d'or, de meubles et d'autres... c'est lui seul qui se range – selon beaucoup – sous le nom de voleur, et il est soumis à la punition et il est concerné par la parole de Dieu : "Et le voleur et la voleuse..." alors que ce type de vol n'est qu'une forme parmi de nombreuses formes de vols... Parmi eux, le vol de temps – par exemple – et le vol de la connaissance ainsi que le vol de l'argent public que l'État vous donne en échange d'un bénéfice tangible ou perceptible, donc si le professeur néglige son devoir envers la conférence et ce qui lui est demandé en dehors de cela des tâches qui doivent être accomplies, comme s'asseoir dans le département pour lire et s'enrichir d'informations, ou s'asseoir dans le département également en vertu du système de bureau consultatif scientifique qui exige – lui aussi – la présence et la satisfaction de chaque besoin et la réponse aux questions qui surgissent... Ou que le professeur soit comme un soldat se tenant à la brèche de la connaissance dans le département attendant à tout moment le signal de l'autorité pour combler un vide ou accomplir une tâche qui lui est assignée ou autre... Tout cela, bien sûr, fait partie des devoirs légaux, éthiques et "légitimes" du professeur, et s'il néglige, il craint d'être compté parmi les voleurs... ou il l'est effectivement.
* Et je souhaite – en conclusion – que tous les chefs de départements activent le travail avec les congés ordinaires pour ceux qui en ont besoin, et les congés maladie pour ceux qui sont – vraiment – malades ; afin que nous ne venions pas au jour du jugement en tant que pauvres ; en raison de notre consommation des fonds de l'État sans droit ; car cela a un rapport avec le montant du salaire qui sera versé plus tard au retraité, et le souci de ne pas répéter la situation de la négligence de la part des étudiants et de quitter la conférence en raison de l'absence répétée du professeur...
Alors, peut-on – je me demande – tenir l'étudiant responsable de sa négligence et de son absence, après ce qui a été dit ?!!!.



